La commercialisation a commencé ce lundi dans les grandes surfaces françaises. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a dénoncé « une mauvaise polémique » sur la grande distribution, accusée de constituer des « stocks cachés » de masques pour les vendre, alors que les soignants en manquent.

« Je constate que la grande distribution, depuis le début de la crise sanitaire, a parfaitement joué le jeu notamment pour garantir la sécurité de l’approvisionnement alimentaire des Français », a-t-il expliqué sur France Inter. « Je pense vraiment que c’est une mauvaise polémique », a-t-il assuré, après un week-end où les grandes enseignes se sont défendues face aux attaques des professionnels de la santé et des politiques.

Des masques accessibles au plus grand nombre

« Ce que nous souhaitons, c’est très simple : c’est que le plus grand nombre de Français puissent trouver des masques dans les lieux de consommation habituels, que ce soit les pharmacies, les grandes enseignes de la distribution, les débitants de tabac, les mairies », a expliqué le ministre.

Leclerc a mis deux millions de masques en vente cette semaine et attend deux autres grosses livraisons. Carrefour assure pour sa part avoir « sécurisé 175 millions de masques jetables et 50 millions de masques lavables » à destination des Français. Système U a commandé 54 millions de masques à usage unique et s’apprête à en recommander 30 autres millions.

Cette profusion soudaine de masques dans la grande distribution a provoqué la colère des professionnels de la santé, qui peinent depuis le début de l’épidémie de coronavirus à s’équiper correctement. Le président de la région Paca, Renaud Muselier (LR) a menacé, dans un tweet, de dépôt de « plainte pour mise en danger de la vie d’autrui et non assistance à personne en danger » et donné « trois jours à la grande distribution pour prouver qu’elle n’avait pas de stock secret de masques pendant la crise ».