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En France comme en Italie, de nombreux villages ont été dévastés par les eaux et les glissements de terrain, samedi. Des centaines de pompiers restaient mobilisés de chaque côté de la frontière pour apporter de l’aide et rechercher les disparus.

Les pluies diluviennes suivies de crues soudaines dans le sud-est de la France et le nord-ouest de l’Italie ont coûté la vie à au moins deux Italiens, dont un pompier, samedi 3 octobre. Vingt-et-une des vingt-deux personnes – 18 Italiens et quatre Allemands – déclarées disparues par Rome ont été retrouvées près du col de Tende, en France, et étaient en voie d’évacuation par hélicoptère, a annoncé dans la soirée de samedi, la Protection civile italienne.

Les dégâts sont graves des deux côtés de la frontière : de nombreux villages ont été dévastés par les eaux et les glissements de terrain, des routes et des ponts ont été endommagés ou détruits, et des centaines de pompiers restaient mobilisés pour apporter de l’aide et rechercher les disparus.

Une situation « extrêmement critique »

En Italie, un pompier volontaire de 53 ans est mort au cours d’une intervention dans le Val d’Aoste et un homme s’est noyé lorsque sa voiture est tombée dans la rivière Sesia. La région du Piémont a évoqué une situation « extrêmement critique ». Selon le président de la région du Piémont, ces intempéries sont les plus graves depuis 1994, lorsque la crue du Po et du Tarano avait fait 70 morts.

En France, dans les Alpes-Maritimes, les secours ont signalé huit disparus certains, dont deux pompiers et deux personnes âgées emportées par l’effondrement de leur maison dans une rivière. On restait par ailleurs sans nouvelles de nombreuses autres personnes.

Il n’était pas possible de savoir samedi soir si certains disparus étaient comptabilisés à la fois par les secours français et les secours italiens, qui se sont coordonnés pour mener les recherches. Le Premier ministre français Jean Castex, venu sur place, a exprimé sa « vive inquiétude sur le bilan définitif ».

L’armée française et des centaines de secouristes sont déployés pour rechercher les disparus, apporter par hélicoptère des moyens médicaux aux habitants isolés et évacuer certains d’entre eux. La vallée de la Roya, à cheval sur la France et l’Italie, a été coupée du monde de nombreuses heures et des localités le restaient samedi soir, en raison des routes éventrées ou de l’absence d’électricité et de réseau téléphonique.

Des cumuls de pluie jusqu’à 500 mm

C’est dans cette zone que se trouvent les communes les plus touchées côté français, dans l’arrière-pays de Nice, ainsi que dans les vallées de la Vésubie et de la Tinée, enclavées dans des zones montagneuses du massif des Alpes. En Italie, dans la ville de Vintimille, où la Roya a quitté son lit, le maire Gaetano Scullino a estimé « qu’une catastrophe de ce genre n’est pas arrivée depuis 1958, quand le fleuve a fait s’effondrer une passerelle l’enjambant ».

En Ligurie, les pluies et le vent ont aussi frappé le secteur de l’oléiculture. Les exploitants font état de dégâts importants dans les oliveraies à l’approche des récoltes. Les cumuls de pluie sur l’ensemble de cet épisode « ont atteint en général 200 à 350 mm et jusqu’à 500 mm ponctuellement », du jamais vu, selon Météo France.

La tempête a également touché la Suisse, qui n’a signalé aucune victime mais de nombreux dégâts (routes coupées, inondations et glissements de terrains). Dans plusieurs stations météorologiques, des records de précipitations vieux de plus de 100 ans ont été battus.

 Avec AFP

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